Forte baisse de la mortalité maternelle au Cameroun.

Cette information a été donnée pendant l’évaluation du Dossier d’Investissement pour l’amélioration de la Santé de la reproduction en décembre 2019

Photo de famille, au centre le Secrétaire d’État à la Santé, Alim Hayatou

Les chiffres sont tombés ! Et, ils confirment les progrès effectués dans le cadre de la lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile au Cameroun. En effet,  en 2018, la mortalité maternelle a connu une amélioration significative avec une réduction de 40%, situant ainsi le niveau de cette mortalité à environ 467 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes. Pour ce qui est de la santé de l’enfant, les taux de mortalité ont continué à baisser, soit 28 décès pour 1000 naissances vivantes pour la mortalité néonatale, 48 décès pour 1000 naissances vivantes pour la mortalité infantile et 79 décès pour 1000 naissances vivantes pour la mortalité infanto-juvénile. Situation toutefois inquiétante pour le développement de notre pays.

Ces résultats ont été rendus publics au cours d’un atelier de restitution des résultats de la revue à mi-parcours du Dossier d’Investissement pour l’amélioration de la Santé de la Reproduction, Santé de la Mère, du Nouveau-né, de l’Enfant et de l’Adolescent/jeune (SRMNEA), qui s’est tenu à l’hôtel Mont- Febé de Yaoundé, les 17 et 18 décembre 2019 et présidé par le Secrétaire d’État à la Santé Publique en charge des épidémies et des pandémies, Alim Hayatou, en présence des principaux représentants résidant des organismes des Nations Unies œuvrant dans la santé et du Secrétaire Technique du Programme de Lutte contre la Mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile, le Dr Martina Baye.

L’engagement du Cameroun

Il est à rappeler que les deux dernières décennies ont été marquées sur le plan de la santé et de ses effets sur le développement par une croissance inquiétante de la mortalité maternelle à des valeurs très inquiétantes, culminant en 2011 (EDS-IV) à 782 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes.

Dans le souci d’apporter une riposte à cette situation, le Cameroun a élaboré en 2016 le Dossier d’Investissement (DI) pour l’Amélioration de la Santé de la Reproduction, Santé de la Mère, du Nouveau-né, de l’Enfant et de l’Adolescent/jeune (SRMNEA) intégrant les aspects de la Nutrition, avec la participation de tous les acteurs dans une approche multisectorielle en identifiant des interventions à haut impact et des zones d’intervention prioritaires pour plus d’efficience.

La mise en œuvre des interventions du Dossier d’investissement a débuté en 2017. Étant rendu à mi-parcours, une revue a été organisée à l’effet d’apprécier les progrès réalisés, identifier les goulots d’étranglement et formuler les recommandations pour optimiser le niveau d’atteinte des résultats attendus.

Raoul Nkondock

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