Le Paludisme, une arme de destruction massive

Alors que le monde est aux prises avec le COVID-19, nous commémorons ce 25 avril 2020, la journée mondiale de lutte contre le paludisme qui met la lumière sur cette maladie qui continue de tuer en silence

Au Cameroun, le paludisme demeure l’endémie majeure et la première cause de morbidité et de mortalité dans les groupes les plus vulnérables, à savoir les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.  Tous les ans dans ce pays, près de dix mille personnes perdent la vie et sept millions en tombent malade. Les statistiques sanitaires révèlent qu’il est responsable de 35 à 40 % du total des décès dans les formations sanitaires : 50 % de morbidité chez les enfants de moins de 5 ans, 40 à 45 % des consultations médicales et 30 % des hospitalisations. Le paludisme est aussi la cause de 26 % des absences en milieu professionnel et de 40 % des dépenses de santé des ménages.  Au cours de la grossesse, une infection palustre chez la mère entraîne un faible poids de naissance et peut causer le décès du nourrisson et même de la  femme enceinte s’il n’est pas bien traité. Pour prévenir efficacement le paludisme, toutes les femmes enceintes doivent dormir sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide et prendre le traitement préventif intermittent TPI (des comprimés pendant la grossesse pour prévenir la maladie).Les signes du paludisme chez une femme enceinte sont La fièvre, les douleurs articulaires et des maux de tête. Chaque femme enceinte présentant un de ses signes doit immédiatement se rendre dans une formation sanitaire pour rencontrer un personnel de santé. Le traitement du paludisme de la femme enceinte peut aller de la prise orale des médicaments à la maison à une hospitalisation.

R Nkondock

Laisser un commentaire