Les médias du septentrion réaffirment leur engagement dans la lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile

C’était à Garoua, au cours d’un atelier de formation dédié à la santé de la mère et de l’enfant.

Trente journaliste et animateurs des radios communautaires du septentrion se sont retrouvés dans la ville de Garoua, du 24 au 26 juin 2020, au cours d’un atelier de renforcement de leurs capacités sur les thématiques liées à la santé de la mère et de l’enfant. Concrètement, il s’agissait d’une session de formation pour certains et de recyclage pour d’autres à la production et la diffusion des messages culturellement appropriés sur la thématique de la santé maternelle et infanto-juvénile.  Ce d’autant plus que les indicateurs de santé maternelle, néonatale et infanto-juvénile sont particulièrement alarmants en dépit des interventions jusque-là entreprises. Ils sont de très loin les plus bas du Cameroun.

Ces hommes et femmes des médias appartiennent à 15 radios de proximité du septentrion, 06 dans l’Extrême-Nord, 05 dans le Nord et 04 dans l’Adamaoua qui ont contractualisé avec le Programme National Multisectoriel de Lutte contre la Mortalité Maternelle, Néonatale et Infanto-juvénile (PLMI), pour la production et la diffusion des messages et spots en français et en langues locales en faveur des interventions essentielles qui permettent de réduire la mortalité maternelle et infanto juvénile. Les thématiques sur lesquelles les personnels des médias ont été briefés par les professionnels de la santé sont l’allaitement maternel précoce et exclusif ; l’administration de la solution de réhydratation orale (SRO) dans les cas de diarrhée ; les consultations prénatales pour les femmes enceintes et post-natales pour celles qui viennent d’accoucher ; l’accouchement dans une formation sanitaire et enfin la vaccination.

 Les médias de proximité sont un maillon essentiel pour améliorer les performances en matière de santé maternelle et infanto-juvénile. C’est le moyen de prédilection du PLMI pour adresser les messages sur l’adoption de bonnes pratiques familiales aux différentes communautés du pays. Avec le concours de ces médias, le Cameroun a enregistré quelques progrès notamment avec le ratio de la mortalité maternelle qui est désormais établi à 406 décès pour 100.000 naissances vivantes contre 782 décès en 2011 et la mortalité infanto- juvénile qui est passé de 103 décès à 79 décès pour 1000 naissances vivantes au cours de la même période, selon l’Enquête Démographique et de Santé (EDS) 2018.

Raoul Nkondock

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